Compte rendu de l'assemblée générale du 10 octobre 2003 au CNSMD de Lyon effectué par Michel Pascal.

 

Etaient présents : François Bertrand, Laurence Bouckaert, Roger Cochini, Denis Dufour, Christian Eloy, Jean Favory, Bernard Fort, Pascal Gobin, Alain Gonnard, Christine Groult, Stéphane Joly, Ivan Khaladji, Denis Lorrain, Christophe Maudot, Ricardo Mnadolini, Edgar Nicouleau, Michel Pascal, Jonathan Prager, Lucie Prodhomme, François Roux, Nicolas Vérin, Denys Vinzant, Jean-Marc Weber

La séance est ouverte a 10h12 par Christian Eloy qui passe aussitôt la parole a Roger Cochini, chargé du rapport moral..
La réunion au Ministère de la Culture s'est faite en deux temps, une prise de contact puis un second rendez vous avec Sylvie Hubac, qui n'y est pas venue, mais s'est fait représenter par ses collaborateurs dont Fernand Vandenbogaerde. La DMDTS a pris acte de la création de notre association, a précisé qu'il n'entrait pas dans ses attributions de doter de crédits nos classes, ni notre association.
Sur le thème du renouvellement des professeurs, nous sommes informés que le prochain CA sera organisé dans 7 ans, avec la possibilité de renouveler celui ci par la suite tous les 2 ans.
Organiser un DE de notre spécialité soulève des réticences. Il y aurait en effet obligation de passer celui ci au sein des CEFEDEM, en suivant le même cursus et en passant le même concours que les candidats instrumentistes. Cet état de choses ne paraît pas convenable à nos représentants ; aucun CEFEDEM n'est équipé à ce jour pour faire face aux spécificités de notre discipline, et la création d'une telle spécialité au sein des CEFEDEM, doit venir de ces organismes eux &endash;mêmes. Une possibilité reste ouverte cependant de créer un DE hors CEFEDEM afin de trouver une organisation convenant aux exigences de la composition électroacoustique.
Pour creuser ce sujet, rendez vous est pris en décembre afin d'attendre les résultats d'une étude concernant la création d'un CA de composition qui n'existe pas à l'heure actuelle.
Le thème de la réforme des DEM en DEMS qui ne seraient délivrés que dans certains CNR est évoqué comme un inconvénient supplémentaire à examiner et gérer.
Christian Eloy souligne qu'il faudrait 2 ou 3 ans minimum pour créer ce DE et qu'on ne sait pas encore comment l'obtenir.
Bernard Fort demande combien d'écoles délivrent des DEM, 8 autour de la table répondent par l'affirmative.
Pascal Gobin signale qu'il fallait un prix de conservatoire pour pouvoir se présenter au CA, le DEM le remplaçant dans certains établissements sera-t-il obligatoire pour se présenter au CA ?
Roger Cochini interroge la table sur la nécessité (ou non) d'établir des référents communs.
Bernard Fort souligne que l 'échange des données permet de trouver des solutions à l'examen des expériences des uns pour permettre de positionner plus efficacement les autres face à leurs directions.
Denis Dufour propose de créer un document/état des lieux officiels de l'AECME proposant les fondements de ce que doit être un DEM de composition électroacoustique, qui serait contresigné par un inspecteur du ministère. Cela raffermirait la position du professeur face à l'arrivée d'un nouveau directeur ignorant de la matière. Un désir général d'établir ceci rapidement semble fédérer la table.
Michel Pascal demande s'il ne suffirait pas de synthétiser les informations collectées l'an dernier sur les organisations de chaque classe pour obtenir un tel document, CE réponds qu'elles sont insuffisantes en l'état.
Bernard Fort signale que les étudiants inscrits en DEM à l'ENM de Villeurbanne rapportent à l'école parce que la Région Rhône Alpes finance spécifiquement ceux-ci
Denis Dufour demande de penser systématiquement au prix de la SACEM (voir Aline Fournage) pour les étudiants récompensés par un 1°prix, 1°nommé.
Roger Cochini remarque que personne n'a parlé du profil nécessaire pour obtenir un DE, ne doit on pas faire exception également au niveau du DEM ?
Christian Eloy résume les demandes en cours au ministère de la Culture sur le problème de la définition des épreuves pour l'obtention d'un DE. Souligne que le bilan de ces journées est très positif et qu'il est un appui important dans nos activités associatives.

Pascal Gobin passe au rapport financier qui tient en peu de choses :
Les cotisations encaissées représentent un solde de 690 ¤, les membres en retard sont priés de régulariser leur cotisation pour l'année écoulée.
Le montant financé par la SACEM pour ces journées s'élève à 2500 ¤.
Au poste dépenses figurent seulement 200 ¤ de frais administratifs et 41,8 ¤ de frais d'inscription pour la création de notre association, ce qui donne un solde positif de 2948,14 ¤ à la date d'aujourd'hui, étant entendu que le bilan à la fin de l'année sera amputé du remboursement des frais des étudiants qui ont participé aux journées. Il insiste sur le fait que d'ailleurs il ne s'agit nullement d'un remboursement de frais mais d'une participation aux frais (de transport et logement), car l'email envoyé par Christian Eloy mentionnait le barème a minima qu'il semble possible d'offrir à chacun, en réalité les sommes exactes seront fixées après réception de tous les justificatifs envoyés par les participants.
Jean Favory propose de fixer une date butoir pour les remboursements. Le 25 octobre est coopté comme telle.
Pascal Gobin souligne qu'à défaut de pièces justificatives reçues avant le 25 octobre, et accompagnée d'une enveloppe timbrée à l'adresse de l'étudiant ou du professeur, le remboursement ne pourra pas être effectué. Chaque enseignant doit donc communiquer cette urgence à ses étudiants.
Un cas particulier est décidé pour Ricardo Mandolini, dont la mission pourrait être prise en charge par l'Université Lille III, mais dont la décision ne sera pas prise avant la fin du mois.

Le rapport moral et le rapport financier sont mis au vote, et acceptés à l'unanimité

Aucun nouveau candidat au conseil d'administration et au bureau ne se manifestant, les sortants se représentent et sont élus sans changement de fonction pour un nouveau mandat par 21 voix pour et 2 abstentions. 23 personnes étaient présentes pour 31 membres.

Les obligations administratives étant réglées, on passe aux questions diverses.

L'idée de faire un trombinoscope des professeurs entraîne celle de développer un site dont une partie ne serait accessible que sur mot de passe pour les membres afin de télécharger et déposer des informations spécifiques à utilisation interne, une partie publique dont la présentation esthétique serait soignée et un forum de discussion.
Ivan Khaladji propose de choisir ensemble ces informations à mettre en ligne :
-liste des classes
-liste des profs
-photos des profs
-descriptif rapide de chaque classe
-compte-rendu de la table ronde du jour précédent
-archives des programmes de concerts
On décide de ne pas discuter trop avant le sujet en raison d'autres points plus urgents à examiner et d'un manque de financement pour l'instant pour un tel site.
Christian Eloy signale qu'Henry Fourès accepte pour l'an prochain le fait d'inclure des œuvres des étudiants des deux CNSM aux concerts d'élèves. On propose de faire tourner les journées dans d'autres lieux, mais le CNSMD de Lyon semble après discussion le meilleur endroit pour ces manifestations.
Ricardo Mandolini voudrait faire tourner les pièces elles mêmes. Lille étant capitale européenne l'an prochain, Ricardo Mandolini a soumis à l'université Lille III le projet d'organiser quelque chose de comparable là bas.
Vient une proposition de labelliser tout concert mettant en jeu au moins deux classes de composition électroacoustique membres de l'association, situation apparemment courante.
Bernard Fort pose la question de la médiatisation des pièces : sont elles choisies pour la vertu pédagogique du concert organisé ou pour leur qualité intrinsèque d'objet d'art ? Il cite en exemple certains concerts du GMVL dont l'objectif pédagogique est bien compris par le public qui vient les écouter.
Nicolas Vérin propose d'expliciter la diversité des propositions et des situations sur les programmes des journées. Les programmes trop chargés et leur importante durée d'écoute rend la situation des auditeurs très fatigante et compromet l'efficacité (et le plaisir) du résultat.
Denis Dufour souligne que Motus a remarqué d'emblée ce problème et la décision a été prise de ne pas toucher à la programmation afin de conserver le libre choix de chaque professeur et l'exhaustivité des propositions. Il faut certainement contrôler plus efficacement les programmes à l'avenir.
Tout le monde remarque la difficulté pour les étudiants à manier un acousmonium de cette taille, Christophe Maudot tient cependant a conserver cette situation, difficulté incluse, car elle est une remarquable situation pédagogique, une opportunité presque impossible a réaliser ailleurs.
Certains étudiants ne voulaient pas jouer leur pièce, mais l'ont dit trop tard : Jonathan Prager fait observer sa légitimité à refuser de jouer lui même une pièce s'il la découvre trop peu de temps avant le concert.
Jonathan Prager insiste sur la prise en compte de la place de l'interprète dans la formation du jeune compositeur : « je crois qu'il est fondamental pour la pérennité du répertoire et pour la qualité des concerts acousmatiques à venir, que :
1/l'apprenti-compositeur fasse lui-même l'expérience de la projection du son pendant ses classes : c'est compositionnellement extrêmement formateur, et là-dessus nous sommes tous d'accord.
2/il faut également tirer les leçons de la difficulté que représente, pour un non-initié et surtout pour un *créateur*, de manier musicalement l'acousmonium (quelqu'il soit d'ailleurs, du moment qu'il est digne de ce nom), *instrument* de *l'exécution publique* de l'œuvre acousmatique (ou bien sûr de la partie support d'une pièce mixte).
C'est pourquoi je soutiens, bien sûr, la mise en place d'un stage ou d'une master-class sur l'interprétation acousmatique qui aurait lieu juste avant les Journées 2004. Et il est donc fondamental, à cette occasion, d'attirer l'attention des étudiants sur les différences d'attitude qui séparent la création en studio, de l'exécution en concert électroacoustique. Ils doivent savoir, pour leur future carrière de compositeur, qu'il y a des professionnels de l'interprétation formés et spécialisés dans ce domaine. A Motus nous y travaillons, comme d'autres bien entendu. »
Nicolas Vérin fait remarquer que l'interprétation à partir d'un support 2 pistes n'est pas la seule option, ni d'ailleurs la transmission de la culture Schaefferienne une exclusive.

On convient d'organiser l'année prochaine un stage d'interprétation avant (et même pendant s'il y a deux acousmoniums) les jours de concerts.

L'idée d'empêcher ceux qui ne feraient pas le stage d'interprétation de jouer eux mêmes leur pièce est repoussée.
François Roux souligne l'intérêt que suscite ces journées au CNSMD, même si jusqu'alors les étudiants de la maison ne pouvaient y être joués. Il réclame la rédaction de documents et la mise au net d'un maximum de concepts afin d'obtenir une meilleur communication dans les échanges d'idées et une plus grande efficacité pour l'organisation elle même.
De quoi doivent être composées, et de qui les prochains groupes de discussion.

L'urgence semble réclamer un groupe sur l'enseignement supérieur auquel veulent s'inscrire : Bernard Fort , Christian Eloy, François Roux, Michel Pascal , et un groupe sur les diplômes (DE et DEM) auxquels s'inscrivent Christine Groult, Nicolas Vérin, Michel Pascal . Le fait que plusieurs personnes (voir toutes) soient intéressées par les deux sujets (voir d'autres) rend l'organisation en sous groupes un peu inefficace pour l'après midi. Michel Pascal souligne qu'il aurait été plus efficace de commencer les réunions de travail l'après midi précédente, dans la foulée de la table ronde car nous avons évidemment beaucoup à nous dire.
Bernard Fort signale que le GRM a confié à Jean loup Graton d'un recensement en vue de la création d'une base de données à vues pédagogiques sur la composition électroacoustique. Peu de membres ont été contactés à ce jour.
Roger Cochini repousse l'exposé de son document envoyé par mail peu avant les journées, à 14H30.

La séance est suspendue à 12h52

Reprise des échanges à 14H30 par la présentation du document de Roger Cochini
Après quelques précisions sur le côté ambitieux et généralisant du document pour certains, et au contraire, base pour notre pratique de la mise en forme spécifique d'informations particulières par l'auteur, les membres restants de l'association entament une présentation particulière du DEM de chaque classe présente à la table (si elle en délivre) afin d'en examiner les points de convergence et les différences. On a convenu de commencer ainsi la mise au point d'une « base commune » qui nous permettrait d'avancer dans la rédaction de ce document indiquant ce que devrait être aujourd'hui un DEM, et plus avant : les pré requis pour des études supérieures dont les objectifs seraient également à définir. La table travaille donc en même temps ainsi sur les deux groupes de travail dont l'urgence se faisait ressentir au matin.

Le problème de la convergence esthétique des musiques proposées par les étudiants aux concerts des journées est soulevé par Ricardo Mandolini et discuté.
Diverses notions sont examinées : le jeu, le temps, l'espace, la culture, la différence entre objet d'art et objet de loisir, le rapport individualisé avec nos élèves en conservatoire (ce qui n'est pas le cas de ceux de l'université)
Michel Pascal fait remarquer l'éclosion de cultures esthétiques au sein des classes, souvent divergentes des options musicales du professeur.
Nicolas Vérin, Alain Gonnard, Jen Marc Weber observent que malgré la volonté d'accompagner l'éclosion individuelle, nous induisons des choix. Ainsi Schaeffer et Reibel nous ont presque tous marqués, que ce soit positivement ou réactivement.
Bernard Fort constate qu'il faut d'une certaine manière entretenir l'académisme pour pouvoir avancer hors des clous.
Alain Gonnard remarque que la convergence académique était plus forte l'an dernier, comme si nous avions voulu montrer que nous pouvions partager un socle commun, et que la programmation de cette année révèle plus de richesse de pratiques que la première session.

Michel Pascal propose de faire une petite synthèse de nos convergences, et de mettre quelques termes sur ce socle commun qui était la question posé au départ de notre discussion et des présentations de l'après midi.
Les termes suivants sont soumis à l'approbation de la table comme étant à la base de ce que nous voulons transmettre par notre enseignement :
Une certaine continuité avec le TOM de Schaeffer (mais pas la seule tradition)
Une qualité technique fondamentale
L'idée d'une signature du « son »
La pratique de la composition musicale comme objet d'art et non de consommation, de loisir, ou de produit industriel
L'éclosion donc des originalités individuelles
Le répertoire
La culture
Pas de modèle unique d'organisation, la pluralité des expériences
L'esthétique doit être dans ces classes un critère pratique et non spéculatif
La liste n'est pas exhaustive, à charge des futurs groupes de travail d'affiner ces premiers résultats.

Souhaits pour la prochaine session :
Qu'il y ait moins d'étudiants pour des pièces moins longues (12minutes évoqué comme un maximum)
Une heure de musique au plus par concert
Organisation d'une master-class sur l'acousmonium pour ceux qui vont diffuser eux mêmes leur pièce
Rencontres des membres de l'association chacun des deux jours au lieu de la seule AG le lendemain
Table ronde à reproduire. Inviter à participer à celle ci des élus de nos villes, des directeurs d'ENM ou CNR, un directeur de CFMI, de CEFEDEM…
Conserver la forme de présentations préparées pour la table ronde, minutées par un modérateur, puis débattre librement ensuite.
Michel Pascal propose pour alléger les concerts de ne pas représenter toutes les classes à chaque rencontres par un étudiant compositeur de chaque classe, de faire jouer celles qui envoient un compositeur par des étudiants de celles qui n'en n'envoient pas cette année là. Et de d'inverser l'année d'après.

Christian Eloy propose de soutenir la tenue d'un forum des étudiants et peut être de modifier le libellé « journées de la composition électroacoustique » par un terme plus agréable, ou plus clair : forum ? rencontres ? rendez-vous… à vous de proposer.

La séance est levée à 17h40

Voir base de données documentaires des différents règlements de DEM

La séance de travail est levée à 17H 40.