Drip sound

Pour flûte traversière transformée en direct par module SPX (Yamaha) et bande magnétique

*1994*
Durée 17'

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 Le dripping est la technique picturale utilisée par Jackson Pollock, qui consiste à laisser dégoutter (to drip), puis couler un liquide plus ou moins fluide (encre, peinture) sur une surface plane, créant ainsi un réseau de lignes sur un espace plat.

Ce procédé me paraissait convenir pour traiter un instrument comme la flûte sur un espace créé par des traitements électroniques.

Les Tongue-ram, Pizz. ou bruits de clé, sortes d'impacts du son sur la surface du silence, font "couler" des lignes mélodiques qui vont évoluer, se dissoudre ou émerger de ces larges espaces.

Les traitements électroniques de la flûte sur la bande et ceux en direct, m'ont permis de sortir de la contrainte linéaire d'un instrument monodique, en générant des champs de profondeur, des masses, des reflets, des halos : drawing into painting.

Pollock dans certaines œuvres faisait couler le trait sur une peinture encore fraiche afin de fondre plus intimement celui-ci avec la matière. Le son direct de la flûte qui se prolonge dans une transformation spatiale, temporelle ou spectrale, participe de cette même démarche de transparence et de fusion de l'objet sur la matière, de la surface sur le fond.

Editée chez Questions de Tempéraments N° 162

CD Octandre N°1

 

Drip sound

For flute in C, tape and electronic transformations (SPX Yamaha, LXP 15 Lexicon)

*1994*
Duration : 17'

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Dripping is the pictorial technic used by Jackson Pollock which consists in letting a more or less fluid liquid (ink or paint) drip onto a plane surface, and then making it run over this surface, thus creating a network of lines.

This process seemed to me apt to treat an instrument like the flute on a media created by electronic transformations.
The Tongue-ram, pizz, key noises, sorts of impact of sound on the surface of silence, starts the run of melodic lines, which evolve, mix in, or emerge from the depth of space.

The electronic treatments of the flute, on tape and live, allowed me to escape from the linear restriction of a monodical instrument, creating depths of field, masses, reflections and halos : drawing into painting.
Pollock, in certain works, would allow a line to run on a paint not yet dry, thereby making it fused more intimately with the matter.

The sound of the flute live, which draws itself into a spacial, temporal or spectral transformation, ceates the same effect of transparence and fusion of the object into matter, of the surface on the background.

Printed at Questions de Tempéraments N° 162

and on CD Octandre N°1

 

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